Hugh Johnson, l’un des écrivains du vin les plus influents du monde anglophone, explique en préambule de son Pocket Wine Guide 2008 que les millésimes n’ont plus d’impact sur la qualité des vins. Il argumente que les « wine makers » ont un arsenal de techniques (précisons physiques et chimiques), qui permettent d’ajuster une qualité constante, quelles que soient les conditions climatiques et phytosanitaires.
Le pavé est donc jeté dans la mare, et la poésie vinique mise à mal, pour qui sait lire entre les lignes. Heureusement le Vrai Vin existe encore, issu de vignes en culture biodynamique, et de jus résistants et équilibrés malgré les extrêmes climatiques de certaines années. Ces vins authentiques sont l’expression sans artifice d’un terroir, d’un millésime et d’un vigneron. |