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| Dernière mise à jour le 26/08/2010 |
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| Préparats
biodynamiques et compost |
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L'application
des préparations biodynamiques développe
la réceptivité de la terre, des
plantes et des animaux
vis-à-vis de leur environnement : terroirs,
climat,
rythmes solaire et lunaire, etc. Effectuer
les différents
travaux agricoles en harmonie avec ces
rythmes cosmiques
permet d’améliorer les résultats.
Les préparations 500, 501 et préparations
Maria Thun
sont pulvérisées après avoir été diluées
dans de l’eau,
laquelle est brassée rythmiquement, «dynamisée»,
pendant un temps donné, permettant
d’imprégner
cette eau des forces des préparations.
Ce procédé est
analogue à celui mis en oeuvre pour l’élaboration
d’un
médicament homéopathique.
Après
la récolte, en novembre, nous
apportons le préparat
de Maria Thun en grosses gouttes sur
le sol.
Ce préparat contient, en plus de la bouse
de vache, du
basalte et des coquilles d’oeuf, les 6 préparats
de dynamisation
des composts et communique à la terre
des impulsions favorisant la décomposition
de la
matière organique. Cette « impulsion
compost » suffit
à la bonne vigueur de nombreuses vignes.
Pour une parcelle donnée, le compost n’est
apporté que
tous les 4 à 5 ans, à raison de
10 à 15 tonnes par ha.
Fin mars, quand la terre commence à se
réchauffer,
nous apportons en moyenne deux fois
le préparat 500
appelé « bouse de corne ».
La pulvérisation sur la
terre de ce préparat renforce les courants
de forces
terrestres et de ce fait améliore les
rapports entre la
plante et la terre ; les plantes
ont alors un meilleur enracinement
et les racines ravitaillent mieux
les parties
supérieures en substances et en forces
terrestres.
Entre le débourrement et la
floraison nous pulvérisons
une à deux fois la préparation
501 dite «silice de corne » puis de nouveau juste avant ou après
les vendanges. Elle agit
sur la plante en améliorant
son lien avec la
lumière (par l’activité chlorophyllienne),
en stimulant
ses forces de structure et sa sensibilité aux
forces cosmiques.
Elle va aider particulièrement à développer
la
teneur en sucre et les arômes des raisins. |
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| Travaux
du sol |
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De
1970 à 1980, nous n’avons pas fait
de travaux du
sol, seulement des fauchages pour maîtriser
l’enherbement
spontané. Malgré un sous-solage
(aération du
sol sans retournement) de temps à autres,
certains
déséquilibres et manques de vigueur
apparurent.
En 1981, nous avons repris les travaux
du sol en pratiquant
un léger buttage fin mars ou courant avril.
Ces
mêmes vignes sont débuttées
(décavaillonnées) deux
à quatre semaines plus tard avec une charrue
intercep.
Puis un passage de griffes égalise à nouveau
le
sol. Le débuttage facilite aussi les travaux
d’ébourgeonnage
autour du point de greffage du cep de
vigne.
Du mois de juin au mois de mars-avril
de l’année suivante,
le sol laisse place à un enherbement spontané
fauché deux à trois fois selon l’année.
Depuis
1999 nous avons proscrit
les outils rotatifs de travaux
du sol pour n’utiliser plus que
ceux à
simple traction afin de préserver davantage
la structure
des sols. |
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| Protection
phytosanitaire |
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La
santé d’une vigne dépend de
nombreux facteurs :
le sol, le mode de conduite, les stress
climatiques, etc.
En touchant un maillon de la chaîne, des
répercussions
affectent d’autres maillons. L’essentiel
de la démarche
en culture biologique est la prévention.
Hors facteurs
climatiques extrêmes, la plupart des difficultés
apparaissent
suite à des erreurs commises. Un travail
du
sol mal fait, ou au mauvais moment, une
taille mal
adaptée à l’état de
la vigne, un palissage trop tardif ou
un enherbement mal contrôlé, sont
autant d’erreurs à
analyser et à ne pas renouveler. Tandis
qu’une vigueur
non excessive et des pieds bien aérés
sont de précieux
atouts.
La bouillie bordelaise (sulfate de cuivre
neutralisé par
de la chaux) permet de maîtriser les infections
de mildiou.
L’oligo élément cuivre peut
devenir un métal lourd
pour le sol et demande des précautions.
L’économie de
l’usage de cuivre se réalise davantage
par une intervention
supplémentaire, mais toujours à faible
dose,
que par moins de passages à dose élevée.
De cette manière, en moyenne quinquennale
nous ne
dépassons pas un kilo de cuivre métal
par ha et par an.
Du soufre fleur ou mouillable prévient
oïdium.
Nous n’avons pas de difficultés
avec les acariens et un
meilleur équilibre des sols et des vignes
au fil des ans
a réduit la menace des tordeuses
de la grappe (eudémis,
cochylis et eulia). L’emploi des préparats
biodynamiques
et de la silice de corne
en particulier n’y est
pas étranger. Toutefois il faut rester
très vigilant avec
les cépages Pinot Blanc, Pinot Gris,
Pinot Noir et Riesling
pour lesquels le bacillus
thurigiensis, moyen de
lutte biologique, peut être utilisé. |
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| La
quête de la vigueur maîtrisée |
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La maîtrise
du rendement forme la clef de voûte du potentiel
qualitatif. Pour tendre vers ce but, il faut vaincre
la peur de manquer de récolte. Le gel,
la grêle ou un parasitisme exceptionnel
guettent toujours. Cela demande aussi d’accepter
les regards des voisins au printemps, lorsque
nos vignes poussent plus lentement et moins vigoureusement
que celles dopées aux engrais azotés
solubles.
Nous cultivons la confiance et évitons
d’accélérer la développement
des vignes avec un excès de compost
et trop de travail du sol, qui induiraient
une vigueur excessive (croissance trop
importante des pampres et couleur très
sombre du feuillage) et demanderaient
deux à trois rognages (coupe des
pampres). Nous limitons le rognage au
minimum, parce qu’en coupant les
rameaux de vigne, on supprime leurs bourgeons
terminaux (apex) qui sont des capteurs
et des régulateurs hormonaux de
la plante. Couper ces apex avant la floraison
est à notre sens une hérésie.
Grâce à cette maîtrise
de la vigueur, nous n’avons que
rarement recours à des vendanges
vertes, qui permettent une régulation
ponctuelle, mais ne constituent pas
une solution durable. Nos raisins sont
aussi moins fragiles face à la
pourriture en période pluvieuse.
Il faut garder en conscience toujours
l’objectif final d’une pleine
maturité et d’un bel état
sanitaire des raisins, quelque soit
les aléas climatiques de l’année. |
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| Métamorphoses |
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L’expression,
la délicatesse et la luminosité d’un
vin résultent
des aptitudes de la vigne à exprimer à la
fois le sol
dans lequel elle plonge ses racines et
sa réceptivité aux potentialités
climatiques. Plus l’intuition guide les
soins (taille,
labour, ébourgeonnage, palissage, cueillette…)
donnés aux
vignes par les femmes et les hommes,
plus les aptitudes
des souches se développent dans leur double
nature :
- en explorant plus profondément
le sous-sol,
les racines
entourées de leur myriade de micro-organismes
fécondent
la roche, qui devient alors terre,
- en laissant ses rameaux
mieux épouser
le ciel, la vigne
se laisse féconder plus intimement par
le cosmos et les
caractéristiques du climat d’un millésime.
La vigne forme le creuset dans lequel
s’unissent la constance
d’un terroir et la variabilité climatique
du millésime.

Quatre courants se rencontrent pour marquer
les vins de leur
sceau. Deux d’entre eux, terroir et cépage,
restent «immuables»
pour plusieurs décennies, tandis que la
marque des conditions
climatiques et le travail du viticulteur
se modifient d’une
année à l’autre. Les deux
courants stables et les deux fluctuants
créent ensemble un équilibre vivant.
La vigne parachève
dans ses fruits une fois encore une
double transcendance.
Elle libère et métamorphose l’obscurité profonde
et minérale de la roche en arômes
lumineux et volatiles
du futur vin. Elle condense et matérialise
l’évanescente
lumière d’une saison dans le feu
et la chaleur du vin. |
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