Grands Vins d'Alsace Pierre Frick
 
English version available from March 2006
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Dernière mise à jour le 26/08/2010 
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 VERTICALE RIESLING Rot Murlé VENDANGES TARDIVES 1996-1997-1998-1999-2000-2001  •
 DÉGUSTATION DE QUATRE CUVÉES DE 1987 : ENCORE HAUTE EN COULEUR, MALGRÉ LE MILLÉSIME DIFFICILE  •
 
 

VERTICALE RIESLING Rot Murlé VENDANGES TARDIVES 1996-1997-1998-1999-2000-2001

 

RIESLING 1996 Rot Murlé Vendange Tardive

Robe jaune d’or – nez minéral et de reine claude à l’aération – palais d’agrumes confits – belle acidité longiligne et finale minérale calcaire.
Beau Riesling de gastronomie : le sucre est très intégré et peu perceptible.

RIESLING 1997 Rot Murlé Vendange Tardive

Couleur jaune pâle brillante – arômes de fleurs blanches, de fruits jaunes et de pierre à fusil – bouche ample et jeune à la fraîcheur enveloppée – finale suave de fruit et de caramel blond

RIESLING 1998 Rot Murlé Vendange Tardive

Robe or pâle – nez d’agrumes et de minéralité – bouche très fraîche à la saveur d’ananas et de craie, avec une tension entre le sucre résiduel et la fraîcheur – longue finale minérale crayeuse

RIESLING 1999 Rot Murlé Vendange Tardive

 Couleur jaune pâle brillante – arômes de botrytis, de minéralité et de noisette – palais très équilibré, charnu et suave avec un belle traîne fraîche – finale complexe de fruits secs, d’abricot et de calcaire.

RIESLING 2000 Rot Murlé Vendange Tardive

 Robe jaune pâle – nez de calcaire et d’agrumes – palais riche et élégant, suave, au goût persistant d’ananas, de miel, de fruits confits et de minéralité calcaire

RIESLING 2001 Rot Murlé Vendange Tardive

 Couleur jaune pâle lumineuse – arômes intenses de fruits exotiques (mangue, ananas) –palais ample et belle acidité enveloppée – vin onctueux avec une finale crayeuse.

Jean-Pierre Frick
24/01/07

 
 
 

DÉGUSTATION DE QUATRE CUVÉES DE 1987 : ENCORE HAUTE EN COULEUR, MALGRÉ LE MILLÉSIME DIFFICILE

 

Sylvaner 1987
Cuvée non chaptalisée

 Robe jaune citron avec des reflets verts – nez développé, évolué, dominé par la minéralité et des senteurs de terrine de volaille – demande de l’aération – bouche évoluée, légère et bien fraîche, aux saveurs de pierre à fusil et de foin – belle longueur de pierre mouillée.

Dans la dégustation à l’aveugle, je pensais goûter un Riesling de 15 ans.

Riesling 1987 Grand Cru Steinert
Cuvée non chaptalisée - alcool : 11%

Couleur jaune d’or – nez intense, évolué, de fruits jaunes cuits, de cire avec des notes fumées – le palais est évolué, léger, avec de la tenue et une acidité fine – saveurs à dominante minérale qui se prolonge en finale.

Dans la dégustation à l’aveugle, les arômes de vieux Pinot Gris contredisaient la race du Riesling, évidente en bouche.

Tokay-Pinot Gris 1987
Cuvée non chaptalisée

 Robe jaune citron avec des reflets verts – nez évolué, un peu fermé avec des senteurs de légumes cuits – demande de l’aération – bouche évoluée, ample avec une belle fraîcheur – saveurs de cire et de minéralité – finale longue, assez souple, avec des notes de fruits cuits.

Dans la dégustation à l’aveugle, le côté frais et minéral du vin au palais m’évoquait un vieux Riesling, né avec un peu plus de corps que le Riesling précédent.

Gewurztraminer 1987 Grand Cru Steinert
Cuvée non chaptalisée

Robe jaune citron - arômes développés, évolués avec une dominante mentholée – palais évolué, ample avec une fraîcheur plus discrète – saveurs mentholées et notes de fruits cuits - longue finale de cire et de pierre mouillée.

Dans la dégustation à l’aveugle, le côté mentholé oriente vers le vieux Gewurztraminer, ainsi que la bouche un peu plus lourde qui témoigne aussi de plus de maturité à la récolte pour cette cuvée. La minéralité est liée à la récolte sur le terroir Steinert, qui prend ainsi le pas sur les caractéristiques du cépage en fin de bouche.

En 1987, la récolte a débuté fin octobre, parce que la floraison tardive de la vigne et une météorologie défavorable en été, ont beaucoup retardé la maturation des raisins. C’est bien le millésime que l’on déconseillait de laisser vieillir. Or ces quatre cuvées, parce qu’issues de moûts légers mais équilibrés (pas d’intervention pour enrichir en sucre ou désacidifier, ce qui était fort rare dans les caves cette année-là !) ont gardé un attrait certain et restituent bien l’ambiance de 1987.

Chantal Frick